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Gregory Dahl (Rigoletto).

Rigoletto,
le 21/10/2017 - Opéra de Québec
Louis Bilodeau



 

À l’affiche à l’Opéra de Québec, la nouvelle production de Rigoletto se démarque en premier lieu par l’interprétation absolument admirable du rôle-titre, tenu par le baryton manitobain Gregory Dahl. Après ses superbes Ford, Macbeth, Amonasro, Gianni Schicchi et Scarpia entendus ces dernières saisons à Montréal et à Québec, on pouvait légitimement nourrir de grands espoirs pour ce nouveau rôle. En vérité, il les a même surpassés, grâce à une santé vocale éclatante, une sensibilité musicale à fleur de peau et une incarnation extrêmement forte. Jamais sa voix n’a semblé aussi épanouie, projetée avec autant d’insolence et capable d’un tel legato, en particulier dans un « Cortigiani » qui nous atteint en plein cœur. Sa Gilda, Raphaëlle Paquette, est une charmante soprano au timbre agréable et à la présence lumineuse, mais dont la virtuosité est éprouvée dans un « Caro nome » manquant de légèreté et dans les passages sollicitant le suraigu. Précisons toutefois à son actif que ses magnifiques demi-teintes dans « Lassù in cielo » font vraiment croire à l’agonie du personnage. C’est au contraire presque uniquement la nuance forte qu’adopte Steeve Michaud, duc de Mantoue qui lance ses notes tonitruantes sans grands égards pour la justesse et encore moins pour ses partenaires, ce qui déséquilibre malheureusement le quatuor. Bien plus satisfaisants s’avèrent le Sparafucile inquiétant de Marcel Beaulieu et l’excellente Maddalena de Geneviève Lévesque. En très bonne forme, le chœur masculin est particulièrement éloquent dans l’évocation du vent orageux du troisième acte. Directeur musical adjoint de la Canadian Opera Company, Derek Bate est un authentique chef lyrique, qui fait merveilleusement sonner l’Orchestre symphonique de Québec, doté d’un instinct dramatique très sûr et nullement désemparé devant les petites erreurs que commettent certains solistes.

Dans un dispositif scénique rappelant par sa charpente de bois le théâtre élisabéthain, François Racine règle une mise en scène on ne peut plus traditionnelle, voire minimaliste. On aurait aimé qu’il tire meilleur profit de la passerelle reliant les deux constructions symétriques de chaque côté de la scène et qu’il utilise, par exemple pour réaliser une intéressante mise en abyme, l’espèce de castelet dominant le décor chez le duc de Mantoue. On aurait enfin souhaité qu’il accorde plus d’attention au chœur, trop souvent laissé à lui-même, et que la direction d’acteurs soit davantage fouillée, afin de mieux mettre en valeur le Rigoletto exceptionnel de Gregory Dahl.

Louis Bilodeau


 

A lire : Rigoletto / L’Avant-Scène Opéra n° 273.

 




Photos : Louise leblanc.


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