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Critiques cd-dvd et livres

IPHIGENIE EN TAURIDE

Gluck

 

Patricia Neway (Iphigénie), Pierre Mollet (Oreste), Léopold Simoneau (Pylade), Robert Massard (Thoas), Micheline Rolle (Diane), Ensemble vocal de Paris, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, dir. Carlo Maria Giulini (1952).

CD Hänssler Profil 16008. Notice en allemand et anglais. Distr. UVM Distribution.

 

Originairement propriétaire de cet enregistrement, EMI ne l'exploita guère sur notre sol, où on ne le trouvait qu'en import (d'Allemagne). Divers repreneurs s'en emparèrent (dont Cantus), mais cette version enregistrée au Festival d'Aix-en-Provence de 1952 - en plusieurs soirées, au Théâtre municipal et non à l'Archevêché, et sans public - n'a jamais eu très bonne presse. C'est injuste, même si la prise de son étroite, aux graves étriqués, pourra décourager l'auditeur d'aujourd'hui. Seul membre de la distribution à avoir trouvé grâce aux oreilles des critiques, l'ineffable Simoneau s'avère plus divin que jamais, avec ses phrasés libres et sensuels, ses couleurs opalescentes et cette morbidezza innée qui nous fait dresser les cheveux sur la tête dans « Unis dès la plus tendre enfance » (le vers « la mort seule est une faveur » n'a jamais paru si chargé de nostalgie). Quoi qu'on en ait dit, l'Américaine Patricia Neway vaut aussi le détour : certes son français grasseyé n'est guère élégant (surtout si on le compare à celui, superlatif, de ses partenaires, tous francophones) et elle se laisse parfois aller à l'emphase (pas beaucoup plus que ses collègues, cela dit). Mais la technique apparaît superbe, avec ce son concentré et projeté et cette parfaite maîtrise des registres qu'on trouvera rarement chez ses rivales (écoutez les écarts de « Ô malheureuse Iphigénie », mélodie incommode qui se ressent d'avoir d'abord été écrite pour un castrat). En outre, le personnage, véhément mais blessé, existe incontestablement. Les barytons, trop clairs de timbre (mais la prise de son y est pour quelque chose), sont plus décevants. Le Suisse Pierre Mollet apparaît même calamiteux dans un « Vous qui me poursuivez » des plus scolaires, qui lui fait mériter son patronyme. Mais il se chauffe peu à peu et, sous l'impulsion de Simoneau, parvient à devenir touchant. La direction de Giulini, à la tête d'ensembles guère performants, convainc par sa classe, sa noblesse. Certes, on ne dirigerait plus aujourd'hui les récitatifs comme il le fait mais cet art du sostenuto, qui excelle à conduire d'une phrase à l'autre sans baisse de tension, confère beaucoup de puissance à certains passages que nos chefs actuels ont tendance à morceler (exemple : le beau dialogue Iphigénie/Oreste à la fin de l'acte II). En somme, une gravure émouvante, qui reste chère à notre cœur.

Olivier Rouvière

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